Loisirs déconfinés, été décontracté !

La base canoë de l’Auzance se remet à flot pour l’été

 

©S.BourcierGérée dans le cadre d'une délégation de service public et ouverte habituellement d’avril à septembre, la base canoë de l’Auzance située à la Blénière à L'Ile d'Olonne, sur les berges de la rivière de l’Auzance, n’a été autorisée à accueillir du public qu’à compter du 2 juin dernier. Un manque à gagner sur la saison pour Ophélie Vigneron, responsable du site. Pour autant, accompagnée par L’Agglomération des Sables et la municipalité de l'Ile d'Olonne, celle qui coache aussi les kayakistes, reste optimiste pour l’été, sachant qu’il lui faudra respecter un protocole des plus stricts.

 

Dans quelle mesure le confinement a-t-il impacté votre activité ?

O.V : « Normalement, au mois de mars, j’anticipe la saison estivale et je mène des actions de communication et prospection, notamment auprès des offices de tourisme et des centres de loisirs des environs, qui représentent une part importante de ma clientèle l’été. Je devais par exemple me rendre à la Bourse aux Documents, organisée par le Comité de Tourisme de Vendée. Un rendez-vous annuel qui permet d’échanger avec les acteurs du tourisme et de distribuer mes flyers.  Cette année, confinement oblige, l’événement a été annulé et ce sont aujourd’hui 10 000 flyers qui restent dans les cartons ! Il a fallu aussi gérer toutes les annulations, notamment celles effectuées pour les vacances d’avril. Je ne savais pas où j’allais et concrètement, je me posais beaucoup de questions car mon activité saisonnière demeure mon principal revenu ».

 

Du coup, l’annonce du déconfinement a été une bonne nouvelle ?

O.V : « Le 11 mai n’a pas marqué l’autorisation pour les activités touristiques et de loisir de rouvrir. J’ai appelé l’Agglo qui a mis en place un service dédié pour les entreprises. Puis finalement, j’ai appris que je pouvais rouvrir dès le 2 juin. Pour autant, je n’ouvrirai que le 13 juin car je suis soumise à un protocole sanitaire très strict, le site étant en plein air et classé Natura 2000 ».

 

Pouvez-vous nous en dire plus ?

O.V : « Il a fallu orchestrer des travaux importants afin d'accueillir à nouveau du public dans les meilleures conditions : sens de circulation, distanciation sociale, délimitation du site, plexiglas à l’accueil, zone de désinfection des matériels. Il fallait surtout que le site soit équipé d’eau douce pour permettre la désinfection du matériel. Je pourrai disposer de citernes d'eau. Tout le matériel sera régulièrement désinfecté : pagaies, bidons étanches, canoës, kayaks et gilets de sauvetage. Une opération qui prend 30 minutes par gilet ! Heureusement, j’ai été extrêmement bien soutenue par l’Agglo et par la ville de l’Ile d’Olonne ».

 

Comment envisagez-vous la saison estivale ?

O.V : « Le fonctionnement de toutes les sorties encadrées et de la location de canoë, kayak et stand-up paddle vont reprendre, le tout, en respectant le protocole sanitaire en vigueur. J'espère aussi pouvoir recevoir à nouveau les accueils de loisirs et je compte surtout sur les locaux pour qu'ils viennent découvrir le marais. RDV avec plaisir le 13 juin sur le site pour la réouverture de la base canoë de l’Auzance !».

 

 

Tous à cheval sur les règles, tous attelés pour vous accueillir !

Société Hippique Pôle Vendéen

Depuis le 20 mai, la Société Hippique du Pôle Vendéen (SHPV), située à Sainte-Foy, est heureuse de pouvoir accueillir à nouveau du public. Entre les compétitions et les cours annulés, pas facile de garder le moral pour les équipes en place. Heureusement, à présent, tout est organisé pour reprendre progressivement un rythme normal d’activité, comme en témoigne Valérie Olivier, présidente de la SHPV. 

 

Dès l’annonce du 17 mars, le pôle et le centre équestres ont-ils immédiatement fermé leurs portes ?

V.O : « Le Pôle Equestre accueille de nombreux événements toute l’année. Au total, 14 manifestations ont été annulées dont la semaine équestre, qui a lieu pendant les vacances de Pâques et qui regroupe plusieurs concours. De même, il ne nous était plus possible de louer le Pôle Equestre pour des événements. Quant au Centre Equestre, même s’il n’y avait plus ni cours ni stages, il a fallu quand même nourrir et monter les chevaux. Deux de nos bénévoles se sont portés volontaires pour habiter sur site le temps du confinement et s’en charger ».

 

Pourquoi n’avez-vous réouvert que le 20 mai ?

V.O : « Pendant presque deux mois, les chevaux ont été à l’air libre. Il a donc fallu les remettre en route pour qu’ensuite, les enfants puissent les monter en toute sécurité. Cela nous a pris 10 jours, là encore, avec l’appui de bénévoles volontaires. Au 20 mai, nous avons accueilli d’abord les cavaliers autonomes. Les cavaliers âgés de 7-8 ans reprendront dans une semaine. La réouverture a aussi impliqué une nouvelle organisation. Un sens de circulation a été privilégié au sein du complexe. L’équipe doit toujours s’assurer de respecter les gestes barrières et porter masque et gants. Les cavaliers portent juste leur masque une fois à terre. Ils n’en ont pas besoin à cheval. Mais c’est à nous de vérifier que les enfants respectent ces mesures. Un bénévole prépare aussi les poneys en amont : désinfection du harnachement à l’aide d’un virucide, entre deux cours. Nous avons choisi un produit alimentaire pour assurer une parfaite sécurité des enfants et des animaux ».

 

Comment avez-vous été soutenus dans cette période difficile ?

V.O : « Notre Fédération nous a bien aidés, notamment en nous délivrant un kit sanitaire. Le comité régional d’équitation nous a aussi fait profiter de masques et gants à tarifs préférentiels. Plusieurs bénévoles ont offert des masques en tissu pour le personnel ».


On imagine que les enfants étaient contents de revenir dès le 20 mai ?

V.O : « Evidemment, et leurs parents aussi ! D’autant que certains enfants n’avaient pas encore repris l’école, du coup, cela a permis aussi de soulager les parents qui travaillaient et de permettre aux enfants de s’aérer après plusieurs semaines enfermés. Un autre point : nous limitons nos groupes à six personnes au maximum, du coup, les contraintes de regroupement fixées par le gouvernement à l’heure actuelle ne nous pénalisent pas. Les inscriptions pour les stages d’été ont démarré et nous avons distribué des flyers dans les campings, qui eux aussi nous rassurent quant à la fréquentation touristique pour la saison. Nous espérons également pouvoir mettre en place les compétitions d’été et nous préparons déjà la rentrée de septembre ».