Conseil communautaire du 24/09/20 - Extrait 1

Une évolution des tarifs de la taxe de séjour en 2021

en vue d’améliorer l’accueil touristique

Depuis la loi NOTRe, la compétence tourisme est dévolue à la Communauté d’Agglomération qui a institué en 2018 une taxe de séjour applicable aux clientèles en séjour sur l’ensemble du territoire, aux Sables d’Olonne, à l’Ile d’Olonne, à Sainte-Foy, à Saint-Mathurin et à Vairé.

Il est rappelé que la taxe de séjour est intégralement supportée par les touristes. Elle est affectée en totalité au financement des actions et des services touristiques dont ils bénéficient. La taxe de séjour est collectée chaque année du 1er janvier au 31 décembre par les gestionnaires d’hébergement auprès de leurs clients et est reversée en totalité à la Communauté d’Agglomération.

Cette ressource participe au financement de l’accueil et de l’information touristique réalisée par l’Office de tourisme, aux actions de promotion en France et à l’étranger, à l’organisation des grands événements qui contribuent à l’attractivité et à l’animation de la destination, à l’entretien des équipements touristiques communautaires (ex : les chemins pédestres et cyclables balisés). 

Ainsi, la taxe de séjour constitue une ressource essentielle au financement de la politique de développement touristique et un levier important d’amélioration de la qualité de l’offre. 

L’étude comparative avec 139 destinations françaises et vendéennes a montré en 2020 que les tarifs de la taxe de séjour de l’Agglomération des Sables d’Olonne se situaient en deçà des tarifs médians pratiqués par la majorité des destinations touristiques comparables. Par ailleurs, il est également constaté une multiplication des locations saisonnières non classées, offrant parfois un accueil et des logements de très mauvaise qualité.

C’est pourquoi, le Conseil Communautaire a souhaité faire évoluer les tarifs de la taxe de séjour en 2021.

L’harmonisation mesurée des tarifs de la taxe de séjour avec les destinations touristiques comparables concernera les clientèles des hôtels, des résidences de tourisme et des meublés classés de 1 à 5 étoiles, des chambres d’hôtes, des campings classés de 3 à 5 étoiles.

Par ailleurs, le Conseil Communautaire a souhaité augmenter sensiblement la taxe de séjour applicable aux hébergements non classés. La taxe de séjour passera à 5 % du prix de la nuitée par personne pour cette catégorie d’hébergements, à l’exception des hébergements de plein air. L’objectif est d’inciter à l’amélioration de la qualité de l’offre d’hébergement touristique, en particulier les locations saisonnières non classées. Il est souhaité que cette augmentation limite la multiplication des locations saisonnières de mauvaise qualité au détriment de l’accueil et de l’image de la destination.